Objet du mois : septembre – octobre 2020

L’aviation à Verdun

Au déclenchement de la bataille de Verdun, le 21 février 1916, les Allemands rassemblent plus de 150 appareils afin de mettre en place un barrage aérien pour acquérir la supériorité au-dessus du front. Ils pourchassent les 70 appareils français et abattent les ballons d’observation. L’artillerie française n’a plus aucune indication pour régler ses tirs.

Le général Pétain demande des renforts en urgence. En deux semaines, un groupe d’excellents pilotes entre en action, tels Navarre, Nungesser, Deullin ou encore Guynemer. Ils s’organisent en patrouilles de chasse pour rechercher et combattre l’ennemi.

En mars 1916, les avions français d’observation peuvent reprendre leurs vols de reconnaissance et de réglage d’artillerie.

Un mois plus tard, les incursions allemandes au-dessus des lignes se font moins fréquentes. Le ciel demeure très disputé jusqu’à l’été, moment où  la supériorité est acquise définitivement par les aviateurs français.

Avec la montée en puissance de l’aviation dans la seconde moitié de la guerre, l’activité aérienne demeure très importante au-dessus du front en Verdun en 1917-1918 notamment au moment de la seconde bataille de Verdun (août 1917) et lors des offensives américaines contre le saillant de Saint-Mihiel (12-16 septembre 1918) et de Meuse-Argonne (26 septembre – 11 novembre 1918).

De nombreux aviateurs sont tués ou blessés au combat ou bien encore victimes d’accidents.

L’aviation au Mémorial de Verdun

Rez-de-chaussée Haut (RH), vitrine « La guerre au ciel de Verdun ».

Une section située au premier étage du parcours de visite du Mémorial de Verdun est consacrée au rôle prépondérant de l’aviation durant la bataille de Verdun, où s’est illustrée la première bataille aérienne de la Première Guerre mondiale. Accrochés au-dessus de l’écran central, deux avions s’affrontent en duel. Ces maquettes échelle 1 d’un Fokker E III Eindecker, modèle 1916 et d’un avion Nieuport, dit « bébé Nieuport », modèle 1916, ont été fabriqués et offerts au Mémorial de Verdun par un ancien combattant, Jean Salis.