Destin #3 – Oswald Boelcke

« Les deux aigles au-dessus de Douaumont »
Oswald Boelcke

Son œil a tout de suite été attiré. Au loin, il reconnaît clairement le Nieuport s’en prendre à un biplan ami. Il n’a pas hésité un seul instant. Il est de la race des « chevaliers du ciel », décoré depuis deux mois de la plus haute décoration allemande : la croix « Pour le Mérite ».

En ce lundi 13 mars 1916, l’as Oswald Boelcke, titulaire de 10 victoires, précipite à toute vitesse son appareil, un Fokker Eindecker, au-dessus du plateau de Douaumont où l’aviateur français joue les trouble-fêtes. Mais le pilote ennemi l’a aperçu et a manœuvré pour éviter les rafales de balles que crachent ses mitrailleuses. Maintenant, les deux aviateurs enchaînent les figures acrobatiques au-dessus du champ de bataille afin de trouver les meilleurs angles de tir.

Soudain, le Nieuport réussit à se placer dans les six heures du Fokker. Boelcke pense un instant sa fin venue, mais l’avion français le dépasse emporté par sa vitesse excessive. L’as allemand en profite pour placer un court instant le biplan ennemi dans son collimateur et ouvrir le feu. Des étoffes de toile se détachent du Nieuport qui cherche maintenant à retourner précipitamment vers les lignes françaises. Plus rapide, le Français s’éloigne au grand soulagement de Boelcke qui, à son tour, prend le cap de son aérodrome installé à Sivry-sur-Meuse, au nord de Verdun.

Sans le savoir, Boelcke vient d’affronter Georges Guynemer, « as » de la chasse française qu’il a blessé au visage ainsi qu’au bras gauche. Pour le Français, la bataille de Verdun est terminée mais pas la guerre…

Véritable héros national, Boelcke remporte neuf autres victoires sur le front de Verdun puis réorganise la chasse sur la Somme. Il y trouve la mort le 28 octobre 1916 après être entré en collision avec un de ses ailiers. Il était titulaire de 40 victoires…

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