Le souvenir de la Première Guerre mondiale à travers les monuments commémoratifs : l’exemple du sud meusien

Monument de la Tranchée des baïonnettes, premier monument du champ de bataille de Verdun, 1920. © Mémorial de Verdun

Monument de la Tranchée des baïonnettes, premier monument du champ de bataille de Verdun, 1920. © Mémorial de Verdun

Évènement proposé dans le cadre de l’exposition-dossier La création de l’Ossuaire de Douaumont (1919-1932).
Monumentaliser le deuil
de masse (30 mars-28 mai 2019)

La Première Guerre mondiale a fortement touché le territoire meusien, pris d’ouest en est sur la ligne de front et coupé en deux par celle-ci entre zone occupée par les Allemands au nord, et l’arrière-front français au sud. Elle marque aussi un tournant dans la production de monuments commémoratifs. Si les années qui ont suivi la guerre de 1870-1871 voient l’érection de quelques monuments célébrant ce conflit en Meuse, dont certains ont disparu de nos jours, la Grande Guerre s’inscrit dans cette lignée, mais avec une monumentalité et des commémorations plus importantes de son souvenir. Le sud meusien (arrondissements de Bar-le-Duc et de Commercy) voit ainsi l’érection de quelques-uns des premiers monuments meusiens commémorant la Première Guerre mondiale, pendant la période même des hostilités. Dès cette époque, ils honorent le souvenir des combats ayant eu lieu dans ce secteur (première bataille de la Marne, combats du saillant de Saint-Mihiel), mais aussi les soldats morts dans l’arrière-front français que constituait la majeure partie de cette partie du département. Dans les années qui suivent le conflit, les érections de monuments commémoratifs de la Première Guerre mondiale se poursuivent dans le sud meusien, jusqu’au centenaire.

Cette conférence abordera la typologie de ces monuments, les évènements auxquels ils se rattachent et le contexte de leur production, avec nombreuses photographies à l’appui.


Mickaël Mathieu © Droits réservés

Mickaël Mathieu © Droits réservés

Spécialisé dans l’histoire de la Première Guerre mondiale et sa mémoire, Mickaël Mathieu est docteur en histoire contemporaine de l’université de Lorraine depuis décembre 2018. Sa thèse porte sur  Revigny-sur-Ornain, Vaubécourt et la Première Guerre mondiale : histoire et mémoire dans deux anciens cantons ruraux de la Meuse (1914-2018). Il tient régulièrement des conférences sur la Grande Guerre et est membre de plusieurs associations œuvrant pour la transmission et de la valorisation du patrimoine de la première Guerre mondiale : « Connaissances de la Meuse » et « 14-18 Meuse » dont il est l’un des vice-présidents.


Autour de l’exposition

  • Vendredi 29 mars à 18H : CONFÉRENCE / Monseigneur Ginisty et les fondateurs de l’Ossuaire de Douaumont, avec Nicolas Czubak et Michaël George
  • Samedi 30 mars – Mardi 28 mai 2019 : EXPOSITION-DOSSIER & WEB DOCUMENTAIRE / La création de l’Ossuaire de Douaumont (1919-1932). Monumentaliser le deuil de masse.
  • Dimanche 19 mai à 17H : CONCERT / In memoriam Monseigneur Ginisty, avec l’Ensemble Double Expression : Sonia Sempere (soprano), Véronique Vermeeren (violon), Emmanuel Pélaprat (harmonimum Mustel 1898)
  • Mardi 28 mai à 18H : CONFÉRENCE / Martyriums modernes. Genèse et réalisation de l’Ossuaire de Douaumont, avec Stéphanie Quantin-Biancalani

Tarif

En accès libre, dans la limite des places disponibles.
Réservation conseillée, via le formulaire ci-contre.

En partenariat avec la Fondation de l’Ossuaire de Douaumont

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