In Memoriam Monseigneur Ginisty

Intérieur du cloître de l’Ossuaire de Douaumont © Mémorial de Verdun

Intérieur du cloître de l’Ossuaire de Douaumont © Mémorial de Verdun

Évènement proposé dans le cadre de l’exposition-dossier La création de l’Ossuaire de Douaumont (1919-1932).
Monumentaliser le deuil
 de masse (30 mars-28 mai 2019)

Avec l’Ensemble Double Expression, Sonia Sempere (soprano), Véronique Vermeeren (violon) et Emmanuel Pélaprat (harmonium Mustel 1898.)

Une bonne part de la production musicale liée à la Grande Guerre prend la forme d’un hommage aux soldats morts sur le champ d’honneur. Cet hommage peut revêtir diverses formes : de la simple dédicace d’une pièce apparemment dépourvue de lien avec la guerre à un ami mort pour la France jusqu’au thrène, dans la lignée des tombeaux illustrés par nombre de compositeurs. Deux poèmes serviront particulièrement ces pensées musicales : d’une part Ceux qui pieusement sont morts pour la Patrie de Victor Hugo et Heureux ceux qui sont morts pour la terre charnelle de Charles Péguy. Le choix de plusieurs compositeurs ayant utilisé le même texte donnera à entendre les passionnantes alternatives offertes par ces textes. Parallèlement à l’action de Monseigneur Ginesty pour la construction de l’Ossuaire de Douaumont, « cathédrale des morts et basilique de la Victoire », se développe après la guerre tout un corpus de musique sacrée directement inspiré par la guerre, dont le principal artisan fut l’abbé Joubert, commanditaire de la collection en six volumes des Voix de la douleur chrétienne pour orgue ou harmonium dont il sera joué plusieurs pièces. Le concert sera complété avec des motets français pour chant, violon et orgue ou harmonium composés pendant la guerre ou immédiatement après (Séverac, Caplet) ainsi que par quelques pièces pour harmonium d’art de Rudolf Schartel(Autriche-Hongrie) inspirées par la Grande Guerre et deux oeuvres de Schubert transcrites par Karg-Elert entre 1916 et 1919 (Ave Maria et Litanei adapté pour les temps de guerre).

Le concert se déroulera dans la chapelle de l’Ossuaire de Douaumont.


Sonia Sempere © Droits réservés

Sonia Sempere © Droits réservés

Sonia Sempéré obtient les médailles d’or à l’unanimité en chant et musique de chambre au Conservatoire de Tarbes, élève de Guy Chauvet et Michel Philippe, tous deux chanteurs de l’Opéra de Paris. Elle suit les conseils de R. Massard, M. Alcantarra, G. Bacquier et L. Bond Perry. Elle se fait l’interprète en tant que soliste de nombreuses oeuvres (Stabat mater de Pergolèse, Dixit Dominus de Haendel, Magnificat, Passions et cantates de Bach, Petite messe solennelle de Rossini, etc.) et participe à plusieurs festivals en France et à l’étranger. Elle se produit avec l’ensemble Henri Duparc dans le cadre de l’exposition universelle de Lisbonne en première partie du Récital de Placido Domingo. Également très intéressée et investie dans la pédagogie du chant, titulaire du Diplôme d’État de technique vocale et chant, elle est professeur au Conservatoire Philippe Gaubert de Cahors.


Véronique Vermeeren © Droits réservés

Véronique Vermeeren © Droits réservés

Véronique Vermeeren a obtenu un premier prix de violon à l’unanimité avec félicitations du jury au CNR d’Aubervilliers / La Courneuve. Elle obtient ensuite le Diplôme d’État de professeur de violon, et enseigne depuis 20 ans dans le département du Lot. Elle exerce actuellement au conservatoire de Cahors. Comme violoniste, elle a collaboré avec l’Orchestre National du Capitole de Toulouse, et l’Orchestre National de Chambre de Toulouse et joue régulièrement au sein de l’Orchestre Regional Bayonne/Côte Basque.


Emmanuel Pélaprat © l’Oiseleur

Emmanuel Pélaprat © l’Oiseleur

Titulaire du grand orgue Eugène Puget (1880) de l’église Notre-Dame du Taur à Toulouse, Emmanuel Pélaprat est aussi pro­fesseur à l’université de Bordeaux-Montaigne après avoir enseigné au Conservatoire de Toulouse. Conciliant son goût pour la recherche et la musique romantique, Emmanuel Pélaprat se passionne également pour l’harmonium d’art, instrument injustement méconnu ; son facteur de prédilection est Mustel. Il a interprété la Petite Messe Solennelle de Rossini sous la direc­tion de John Eliot Gardiner. À son actif, figure la redécouverte d’œuvres de Saint-Saëns, Lefébure-Wely.


Autour de l’exposition

  • Vendredi 29 mars à 18H : CONFÉRENCE / Monseigneur Ginisty et les fondateurs de l’Ossuaire de Douaumont, avec Nicolas Czubak et Michaël George
  • Samedi 30 mars – Mardi 28 mai 2019 : EXPOSITION-DOSSIER & WEB DOCUMENTAIRE / La création de l’Ossuaire de Douaumont (1919-1932). Monumentaliser le deuil de masse.
  • Mardi 9 avril  à 18H : CONFÉRENCE / Le souvenir de la Première Guerre mondiale à travers les monuments commémoratifs : l’exemple du sud meusien, avec Mickaël Mathieu
  • Mardi 28 mai à 18H : CONFÉRENCE / Martyriums modernes. Genèse et réalisation de l’Ossuaire de Douaumont, avec Stéphanie Quantin-Biancalani

Tarif

En accès libre, dans la limite des places disponibles.
Réservation conseillée, via le formulaire ci-contre.

En partenariat avec la Fondation de l’Ossuaire de Douaumont et les Éditions Hortus

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Logo éditions Hortus